E-mailing du 20 décembre 2017 - 2018, pic du cycle économique mondial ?


I-Pocampe vous informe...
Rédigé par Frédéric POLLET - N°35

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L'année 2018 sera-t-elle celle de l'apogée du cycle économique mondial ? C'est en tout cas l'hypothèse avancée par l'OCDE, qui a publié cette semaine la dernière mise à jour de son World Economic Outlook. L'institution y dévoile un message globalement positif mais pas si rose au bout du compte.

Le point le plus positif est la confirmation de la révision en hausse des perspectives pour l'année 2017. Alors qu'elle prévoyait une croissance mondiale de +3,3% il y a un an, l'OCDE table aujourd'hui sur une croissance de +3,6%. Cela résulte, d'après l'institution, de « bonnes surprises » intervenues ces derniers mois, principalement dans les économies développées et en particulier en zone euro, qui a vu sa prévision de croissance 2017 passer de +1,7% il y a un an à +2,4% aujourd'hui.

L'OCDE anticipe également une poursuite de l'accélération de la croissance mondiale en 2018, mais de manière plus modérée, celle-ci ne gagnant que +0,1% par rapport à 2017 (contre +0,5% entre 2016 et 2017). Mais surtout, la première estimation pour 2019 est de +3,6%, en dessous donc du niveau anticipé pour 2018. L'OCDE considère donc que la phase d'accélération de la croissance mondiale arrive déjà à son terme, et qu'un ralentissement, certes modeste, est à venir à relativement brève échéance.

De manière plus détaillée, l'institution estime que si en 2017, plus de la moitié des 45 pays étudiés auront vu leur croissance accélérer, cette proportion va s'inverser en 2018 et qu'en 2019, plus des deux tiers verront leur croissance ralentir (même si aucun ne sera en récession).

Pourquoi ce ton prudent de la part de l'OCDE ? Essentiellement, celle-ci pointe le faible investissement des entreprises et le manque de réformes structurelles capable de stimuler cet investissement, d'autant que, en termes globaux, les politiques budgétaires demeurent légèrement restrictives. L'OCDE appelle donc à des réformes qui, in fine, conduiraient à augmenter la croissance potentielle des principales économies et donc à prolonger le cycle économique. Cela est notamment vrai en zone euro et c'est un point que n'a pas manqué de souligner par ailleurs Mario Draghi à plusieurs reprises ces derniers mois. Le président de la BCE a en effet régulièrement affirmé, en évoquant la reprise en zone euro, que le Quantitative Easing avait fait son travail et que c'était dorénavant aux Etats de prendre le relais en mettant en œuvre les réformes structurelles nécessaires.

Le conseil I-Pocampe

La croissance mondiale est donc bien au rendez-vous ce qui devrait soutenir le marché des actions. Les obligations quant à elles pourraient subir quelques vents contraires du fait d'une possible remontée des taux d'intérêt entrainant une baisse de la valeur des obligations. L'optimisation de trésorerie d'entreprise ainsi que de son épargne personnelle se doit de tenir compte des évolutions économiques afin d'assurer le meilleur rendement possible sur les placements.

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